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La révélation scène de ce printemps: Moongaï en concert à La Boule Noire (Live-report)

15 Mai 2013 - 08:47

La "princesse guerrière" et le "dandy geek", duo atypique plus connu sous le nom de Moongaï, étaient ce mardi soir en concert à La Boule Noire à Paris. Retour sur un concert explosif.


La révélation scène de ce printemps: Moongaï en concert à La Boule Noire (Live-report)
Mardi soir à La Boule Noire, les parisiens ont pu découvrir sur scène un étrange duo: Moongaï. D'origine nantaise, Eva et Grégoire ont su s'imposer dans leur région comme les étoiles montantes de l'électro-pop. Après avoir remporté plusieurs prix et tremplins, le jeune couple à la vie comme à la scène a eu la chance d'enregistrer un duo avec C2C: "Kings Season", qui figure sur le désormais célèbre album "Tetra". Il s'en suit une tournée internationale, l'occasion de faire ses preuves sur des scènes toujours plus grandes et enfin, la promesse d'un album qui sortira cet automne, sous le label Warner Music.

Il faut dire que Moongaï excelle dans sa singularité, son originalité et sa fantaisie ciselée. "Moongaï", cela signifie phonétiquement "les types de la lune", mais "gaï" est aussi la contraction de "Gaijin" en japonais qui signifie "étranger". Une métaphore astrale qui sied parfaitement à leur univers musical, à la fois profond et poétique, froid et électrique. La référence au Japon quant à elle, nous la retrouvons dans les tenues, proches de la frivolité classieuse des mangas.

C'est donc la promesse d'un beau voyage que nous réserve cette soirée à La Boule Noire...

La révélation scène de ce printemps: Moongaï en concert à La Boule Noire (Live-report)
Le ton est donné dès le début: les personnages se positionnent dans le noir, sur un fond sonore spatial et mystérieux, puis c'est l'explosion. Eva rentre sur scène, elle rejoint le pétillant Warren à la guitare, le pianiste Anthony et le batteur Kevin, tous deux masqués, sur la chanson "Zombie", un titre sombre et efficace, qui nous offre déjà un cocktail étonnant de sonorités et une bonne dose d'énergie. Grégoire lui est à la basse, le costume impeccable et l'air concentré. Il faut dire que le compositeur a su soigner ses titres dans les moindres détails: les orchestrations sont riches et les rythmiques lunatiques passent tour à tour du pop au rock, et même du charleston sur "Mr Voisin" à l'électro-dance... Les musiciens ont tous une bonne énergie et une bonne maîtrise de leur set, le guitariste surtout, enchaîne chorégraphies, sauts et prouesses vocales avec une facilité déconcertante.

La mèche prend feu, l'envolée commence: peu à peu Moongaï nous transporte dans un autre monde. Eva sait prendre son public par la main pour lui faire vivre cet extraordinaire voyage: elle chante, son micro posé sur un pied la plupart du temps, pour laisser ses bras et ses mains libres de tout mouvement. Ses yeux, ses mains, sont corps, tous nous racontent l'histoire qu'elle nous chante, de sa voix de soprano à la fois douce et puissante, avec ce grain particulier qui nous rappelle de loin Emilie Simon, mais qui demeure incomparable. A la fois poupée désarticulée et rock star déchaînée, Eva nous emmène dans sa folie, mais une folie douce, lumineuse, rieuse, une folie qui nous donne envie de danser avec elle et de la contempler, le sourire aux lèvres.

Les lumières psychédéliques ainsi que les quelques moments instrumentaux, notamment au début du concert lorsque Grégoire et le batteur interprètent à deux un morceau magnétisant, viennent parfaire le show. Les textes, aussi farfelus que bien tournés, collent parfaitement à cet univers décalé, à l'image du morceau "J'oublie", particulièrement réussi, qui conte les déboires culinaires de la chanteuse.

Lors du fameux morceau "Cosmofamille", titre de leur album à venir, l'explosion est totale. Eva, qui venait de descendre de scène pour danser avec le public lors de la précédente chanson, annonce l'ultime titre comme une apothéose et pour cause: vers la fin du morceau le pianiste, qui porte alors un masque de loup, vient tirer un coup de canon sur le public, qui se retrouve ainsi pris sous une pluie de paillettes dorées tandis que résonne la fameuse phrase "pas de paillettes entre paupiettes", leitmotiv entêtant crié par Eva dans un mégaphone.

A la fin du concert, le groupe revient pour une étonnante reprise en français de "These Boots are Made for Walking" rendue célèbre par Nancy Sinatra. Un plaisir communicatif et une vraie complicité se dégage de la scène et c'est avec la satisfaction d'avoir visité de belles contrées musicales que nous redescendons peu à peu sur terre...

N'hésitez-pas à prendre vous aussi vos billets pour cette envolée, Moongaï est programmé cet été aux Francofolies de La Rochelle et nous promet de belles surprises pour la rentrée et la sortie de leur premier album, "Cosmofamille". Pour patienter, n'hésitez-pas à télécharger leur EP "Cryptogénique", disponible sur iTunes depuis le 1er avril.


Manon Raineri
Passionnée de musique bien-sûr, mais aussi de littérature, de cinéma, d'histoire et de patrimoine,... En savoir plus sur cet auteur

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