Connectez-vous S'inscrire
ActuaNews.fr


Partez en voyage avec Give In It Love de Birdpaula...(Vidéo)

3 Août 2010 - 14:57

birdpaula est une artiste américaine aux multiples talents qui vit à Paris depuis la fin des années 70. Chanteuse, auteur-compositeur, peintre et photographe, elle livre avec « give in to love » un album aux nombreuses nuances musicales. Produit par Renaud Létang, producteur français parmi les plus recherchés depuis sa contribution aux albums d’Alain Souchon, Feist et Manu Chao, l'album est à la fois une quête d’identité et une recherche du temps perdu, mais surtout une irrésistible invitation à goûter l’instant présent.

Voici donc pour vous l'invitation au voyage de Birdpaula via son nouveau clip Give In It Love


Des 12 chansons qui le composent, « chicago » est certainement la plus riche d’enseignements sur son passé. De rares photos de son enfance lui ont inspiré cette ballade entre folk et country où elle remonte le fil de sa propre histoire. birdpaula est née dans le Tennessee. Elle a grandi dans une famille où les chansons tenaient une place essentielle. Entre la maison, l’église et l’école, la musique ne la quittait jamais. Qu’ils s’agissent de gospel, de folk, de cow-boy songs ou de thèmes de comédie musicale, elle reçut pour ainsi dire toutes les bénédictions dont cette terre des mille danses qu’est l’Amérique est si prodigue. Elle a pu de cette manière s’ouvrir un spectre dont on peut apprécier l’étendue sur « give in to love », album où elle s’illustre dans les styles les plus variés avec d’autant plus de maîtrise qu’elle n’a jamais cessé de se documenter sur tous ces genres populaires. Sa mère, professeur d’art graphique, favorisera en outre l’épanouissement d’une sensibilité picturale dont elle saura tirer profit par la suite.

« chicago » évoque avec une pudeur teintée d’ironie la douleur consécutive au divorce de ses parents qui l’obligea non seulement à quitter le sud mais également à faire le deuil de son passé, d’une partie de sa famille et jusqu’à son nom. Depuis, elle ne cesse de vouloir combler ce vide en récoltant des informations sur sa propre généalogie, recomposant l’itinéraire de ses ancêtres qui, mineurs de fond venus du nord de l’Angleterre, se sont installés en Pennsylvanie à la fin du 19ème siècle. Dans la chanson « dig down », folk-blues qui semble emprunter à une vielle photo sa couleur sépia, elle s’imagine en présence d’un grand-père qu’elle n’a jamais connu, écoutant ses histoires sur la mine et l’injustice sociale. Creuser (dig down), elle va s’y employer jusqu’à se découvrir d’autres ascendants, amérindiens ceux-là. Son choix de birdpaula pour nom d’artiste n’est d’ailleurs pas étranger à cette quête et fait référence au hummingbird (colibri), son animal totémique dont la vertu essentielle est d’apporter joie et amour à son entourage. « Ca peut paraître naïf ou profond selon la perception qu’on en a, mais ça me correspond entièrement» assume t’elle.

Après le remariage de sa mère avec un professeur de philosophie, elle laisse les verdoyantes Smoky Mountains du Tennessee pour les artères bruyantes et le ciel obscur de Chicago. Viendront ensuite d’autres points de chute, et autant de chocs culturels: Paris, le sud de la France, l’Espagne, le New Hampshire.. « En changeant si souvent de maison et de cadre de vie, on finit par apprendre à tourner la page, à aimer la solitude et à en faire quelque chose. On apprend à être autonome.» Changement de lieu, de nom, d’identité, birdpaula ne tarde pas à voler de ses propres ailes. Après 2 années d’études à l’université du Wisconsin, elle débarque à New York à la fin des années 60 où elle pose pour des magazines de modes. Période exaltante au cours de laquelle elle fréquente Max’s Kansas City, où elle croise les gens de la Factory d’Andy Warhol, et The Scene, autre célèbre club de Manhattan. Elle y rencontre Jimi Hendrix qui y jamme régulièrement. Dans « cat has 9 lives », le titre le plus rock de son album, elle évoque une session de Jimi au Record Plant Studios dont elle fut témoin. Londres, où elle va vivre pendant un an - et faire la connaissance d’une autre rock star, Marc Bolan - n’est qu’une étape avant Paris. « J’y avais séjourné avec mes parents quand j’avais 6 ans et déjà à l’époque, je savais que je voulais vivre ici. ». Sa chanson « à la recherche de hemingway », la seule interprétée en français, est bien sûr un hommage à l’auteur de Paris est une fête mais surtout un retour sur elle-même, sur les années de bohème passées aux abords du Jardin du Luxembourg, à fréquenter Shakespeare & Co et La Coupole. Une époque au cours de laquelle elle gagne sa vie en posant pour Vogue, Elle, Marie-Claire, et où elle se marie. Parallèlement à une vie familiale bien remplie après la naissance de deux enfants, elle se consacre à la peinture, à la photographie et à l’écriture de chansons au piano, à la guitare ou à l’ukulélé. Ce n’est qu’en 2004 faisant une apparition sur l'album « Smash » de son fils Jackson & His Computer Band qu'elle fait la connaissance de Marc Collin qui lui produit un album éponyme sortie en 2007. Au cours de l’année 2009, elle signe un contrat d’édition chez Universal Music, puis un contrat d’artiste chez Polydor, avant d’entrer au studio Ferber à Paris pour enregistrer « give in to love ».


Des différents moments de cette vie riche et fertile, birdpaula recompose le puzzle sur « give in to love » avec une matière musicale sans cesse changeante mais toujours appropriée à l’expression de sa vérité et de son identité profonde qui est celle d’une artiste aux nombreuses ressources, éperdument éprise de liberté. Au point où cette liberté devient le levier des chansons les plus entraînantes de l’album comme « bird will fly », où elle retrouve l’effronterie d’une Nancy Sinatra grande époque. birdpaula se plait infiniment à jouer de ses références musicales comme sur « take the sway train », au style très soul, ou « picnic party », qui mélange joyeusement images kaléidoscopiques, rag-time et boogie woogie, comme si l’œil du peintre, fidèle à certaines couleurs, venait à la rencontre de la musicienne attachée à certaines ambiances sonores. Ainsi « sensuality » n’est-il pas étranger à l’admiration qu’elle porte à Marvin Gaye. Tandis que « diamonds to light » ou « where is my heart » la situe plutôt du côté des interprètes féminines du début des années 70 comme Carole King ou Laura Nyro pour la tonalité white soul. Avec une évidence dans l’écriture, que souligne à chaque instant la justesse d’arrangements ne cherchant jamais à la dépasser, birdpaula donne ici toute la cohérence de sa riche personnalité. Elle confère à ce disque une fraîcheur et une modernité. L’effet est garanti. Il l’est-il parce que birdpaula sait ramener à la lumière des moments enfouis de son passé en retrouvant l’émotion qui les a vu naître. Sans qu’il soit question ici de nostalgie ou de revival, c’est tout l’esprit d’une époque qui ressurgit sur cet album au charme captivant. Et c’est ainsi qu’une artiste prend son envol.



www.birdpaula.com




Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 9 Décembre 2016 - 11:20 Izarry nous dévoile un superbe duo avec Slimane



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Musique | Vidéo | L'équipe ActuaNews.fr | Concours | Interview | Partenaires | Not Bed TV | Recrutement | Télévision | People | Ciné | Spectacle | Radio | classement | Classement | infolites





















Plus de likes gratuitement