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Rencontre avec Anaïs Delva

4 Juillet 2013 - 11:20

Après de multiples aventures dans différentes comédies musicales ayant tous eu du succès, la belle et tout aussi talentueuse Anaïs Delva a décidé de se lancer en solo, pour présenter son véritable univers, et à cette occasion, nous sommes allés à sa rencontre pour un long entretien, dans lequel, elle se confie en toute simplicité.


Rencontre avec Anaïs Delva
Cendrillon, Dracula, Salut Les Copains, le dénominateur de toutes ses comédies musicales, c’est bien entendu Anaïs Delva. Grande passionnée de ce genre de spectacle, elle a su prouver au fil des années, qu’elle était une artiste talentueuse pouvant interpréter tous les types de rôles.

Entre deux spectacles, la demoiselle a décidé de jouer son propre rôle, en dévoilant à l’automne son premier EP, dans lequel elle a décidé de se présenter telle qu’elle est, avec un premier extrait très touchant nommé « Toi ». A l’occasion de cette sortie, nous sommes allés à sa rencontre, pour savoir qui se cache derrière cette fan des comédies musicales à l’âme artistique très sensible

1) Depuis quelques années tu enchaines les comédies musicales, aujourd’hui on te retrouve enfin en solo, les choses semblent plutôt bien fonctionner pour toi, mais avant d’évoquer tout cela dis moi comment tu vas ?

Ca va très très bien !

2) Bac L, Conservatoire, tu as notamment bossé avec Jasmine Roy, c’était vraiment un rêve de devenir chanteuse ?

Oui c’était un rêve de gosse, la comédie musicale également, c’était quelque chose que j’avais en moi depuis toute petite, au titre que le besoin d’écrire. Aujourd’hui avec la comédie musicale, j’ai réalisé un rêve, et maintenant le reste prend doucement et surtout logiquement sa place.

3) Ce qui m’a étonné, c’est que finalement tu es venue tenter ta chance sur Paris assez tardivement, alors que certains y sont depuis l’âge de 18 ans, tu as attendu tes 22 ans, pourquoi avoir attendu ?

J’ai attendu sans vraiment attendre, car j’ai fait beaucoup de choses entre temps. Effectivement j’ai fait un Bac L, ensuite j’ai fait un an de fac d’anglais, puis j’ai fait un BTS de commerce, puis une école de publicité. J’ai donc fait pas mal de choses avant de me lancer dans l’intermittence, car c’était avant tout une demande de mes parents, qui avaient peur pour moi, peur que je ne puisse pas vivre de la musique, et qui voulaient absolument que j’ai un bagage en cas d’échec. J’avoue aussi que pour ma tranquillité d’esprit j’ai voulu faire ce parcours là, et après l’école de publicité, j’ai travaillé comme commerciale, et après avoir réuni assez d’argent grâce à mes premiers cachets, j’ai lâché mon CDI, pour enfin me consacrer qu’à la musique.

Il y une longue période, où j’ai dû mettre la musique entre parenthèse, une période de 4 ou 5 ans où ce fut très difficile, c’était un choix de vie, et puis finalement les choses ont plutôt bien tourné par la suite.


4) Finalement ton choix est payant car rapidement tu es prise pour Roméo et Juliette, tu enchaines avec Cendrillon, puis Dracula et Salut Les Copains des belles réussites. Est-ce que tu peux me raconter la première fois, où on t’a annoncé que tu étais prise pour le premier spectacle ?

Pour Roméo et Juliette, j’étais avec Gérard Prescurvic et Joy Esther qui jouait Juliette. Nous étions en Studio afin qu’ils puissent entendre ma voix, sur les bandes du spectacles, c’était là ma seconde audition. J’ai fait deux titres, puis Gérard m’a dit de venir le rejoindre, et m’a dit tout simplement que je venais de décrocher la place. J’ai sauté partout comme une folle. Finalement la gamine de 15 ans qui écoutait Roméo et Juliette dans sa chambre, se réveille à 22 ans, pour jouer dedans. J’ai pris Gérard et Joy dans mes bras, puis j’ai appelé mes parents mes amis, comme une gamine.

Un autre beau souvenir, c’est aussi le jour, où on nous a annoncé que l’on était pris pour Dracula, car là j’étais prise comme titulaire, pour une création de rôle. Kamel Ouali, nous a fait croire que nous devions passer un dernier casting, il nous a tous réuni en même temps, et nous nous disions que cela était assez étrange puisque nous n’étions qu’un seul par rôle, et après quelques minutes de suspens, Kamel nous a annoncé que nous étions bien la troupe de Dracula. C’était un moment de grande euphorie, je me souviens que Nathalie s’est mise à pleurer, qu’avec Julien, nous nous sommes mis à sauter partout. Ce ne sont que des très beaux souvenirs.

j’ai vraiment besoin de faire mon propre projet.

Rencontre avec Anaïs Delva
5) Tu me disais plus tôt que faire des comédies musicales était un rêve, mais pourtant en France nous n’avons pas cette culture, comme ça peut l’être dans les pays anglophone, alors d’où vient cette passion ?

Même si nous n’avons pas cette culture en France, les spectacles musicaux ont fait partis de ma génération. Mon adolescence a été bercée par Notre Dame De Paris, Roméo et Juliette, Les 10 Commandements, mais chez moi, ça a commencé plus tôt. J’avais simplement 8 ans, et mon grand frère est allé voir Starmania à Mogador, et comme toute gamine j’ai fait ma crise pour faire pareil que mon frère, mais mes parents ne voulaient pas et face à cette crise, ma mère est allée m’acheter l’album, et dès ce moment je suis tombée en amour avec ça. Raconter des histoires en chantant, je trouvais ça juste génial, et quand Notre Dame De Paris, Roméo et Juliette, Les 10 Commandements, ça n’a fait que croitre, et dès lors, je me suis intéressée à ce qui se passait ailleurs que ce soit à Broadway, à Londres, j’ai commandé plein de Dvd, de Cd, et c’était devenu une évidence pour moi, c’était ce que je voulais faire, car ça lié le chant et l’interprétation en même temps mais aussi la comédie, les deux grands amours de ma vie

6) Ce n’est pas un peu lassant voire frustrant de ne faire que des comédies musicales surtout lorsque l’on est auteure et compositrice ?

En faites pour moi, cela ne l’a pas été, car même si j’écris depuis que je suis haute comme trois pommes, et qu’il s’agit d’une chose que j’ai toujours eu besoin de faire, je ne ressentais vraiment pas le besoin, et je ne me sentais pas capable de montrer telle que je suis. C’était assez confortable d’être derrière des rôles, certes on prend un risque, mais il est modéré, car on joue un personnage, là en présentant un projet perso, c’est juste nous à 200%, en plus pour ma part, j’écris et je compose, donc je me livre complétement.

Si avant je ne m’en sentais pas capable, aujourd’hui j’ai vraiment besoin de le faire. A force de faire des rôles, j’avais envie de montrer la personne qui se cache derrière.

Ce qui est intéressant avec les premiers retours sur le premier titre de l’EP, c’est que les gens ne s’attendaient pas à ça de ma part, et pourtant c’est tout simplement moi. Si les rôles que j’ai eu, ont tous eu une part de moi, ce n’était pas moi, et peut être que les gens s’attendaient plus à des titres proches de ce que j’ai pu faire via Dracula, de la pop acidulée, mais cela ne me ressemble pas, et leurs retours est assez agréable.


7) Si tu devais ressortir ton meilleur souvenir que tu as pu vivre lors de toutes ses aventures, lequel serait il ?

Le plus beau souvenir, c’est très dur, parce que j’en ai énormément. Je suis une très grande émotive, donc les premières et les dernières sont toujours de très beaux souvenirs. J’ai un très beau souvenir de la date que j’ai faite à Mogador, pour Cendrillon, où l’on m’a demandé de remplacer au pied levé, Aurore Delplace, celle qui jouait le rôle sur Paris, alors que moi j’assurais la tournée en province, c’était vraiment inattendu. Selon les producteurs, j’étais plus formée que la doublure Parisienne, pour assurer cette date, et j’ai donc accepté, et du coup cette date c’était un vrai cadeau de la vie, c’est du moins comme ça que l’ai pris

Je garde aussi un très bon souvenir de ma dernière date avec Salut Les Copains, c’était à Lille, et c’était particulièrement extraordinaire, déjà parce que c’est un public hallucinant, et humainement j’ai été énormément gâtée, j’ai jamais pleuré autant avant de monter sur scène et aussi pendant le spectacle. J’ai pris une charge d’amour ce jour là qui était exceptionnelle.


8) Pour ma part je suis tombé sous ton charme avec Dracula, et dès lors, je me suis dit que tu avais les qualités requises pour une carrière en solo, mais finalement, pourquoi avoir attendu 2013 pour te lancer ?

D’abord merci, c’est très gentil. Alors pourquoi seulement maintenant, tout simplement parce qu’il faut avoir du temps et que je n’en ai pas eu. Voilà maintenant trois ans, que je ne me suis pas arrêtée, j’ai rapidement enchainé les projets. Durant la promo de Dracula, j’étais encore sur Cendrillon, après il y a eu le spectacle, la tournée, durant la tournée, j’ai commencé la promo pour Salut Les Copains, à la fin de Dracula j’ai fait un spectacle en Avignon, puis j’ai immédiatement commencé les répétitions pour Salut Les Copains, et là à peine j’ai terminé la tournée, de ce spectacle j’ai enchainé les répétitions avec un autre, qui ne se fera finalement pas, donc comme tu le vois je n’ai vraiment pas eu le temps. Heureusement la tournée de Salut Les Copains, m’a permis de me dégager un peu de temps, de réfléchir à mon projet personnel, et d’y travailler plus sérieusement.

Aujourd’hui comme le nouveau spectacle ne se fera pas, j’ai décidé de m’y consacrer pleinement. Après avoir autant enchainé, après avoir porté le projet des autres, chose que j’aime beaucoup faire, j’ai vraiment besoin de faire mon propre projet. J’ai donc été contrainte d’attendre, mais c’était pour le mieux, et de ce fait, je me sens entièrement prête à le faire, chose que je n’aurais peut être pas pu faire il y a deux ans.


9) Alors tu me dis que tu n’as pas pu faire ce projet par manque de temps, que l’enchainement de tous ces projets t’as pris beaucoup d’énergie, et là que tu as du temps devant toi, tu préfères encore travailler. Finalement tu es une boulimique de travail…

Oui j’avoue que j’ai un gros problème avec ça (rires). Je sais pas, je dois avoir le vertige, avoir la peur du vide, car j’ai tout le temps besoin de travailler, c’est comme un drogue, et je pense que c’est ainsi lorsque l’on a comme métier, sa passion. Finalement c’est difficile de dissocier, car quand on a du temps, et bien on souhaite encore et toujours faire de la musique. Finalement tu as raison, je ne me repose pas, je passe tout mon temps sur mon piano, sur ma guitare, et en plus j’entre en studio pour l’EP (Rires). Il va tout de même falloir que j’arrive à me reposer à un moment, je vais y arriver un jour, et je vais essayer de faire ça en Aout, mais pour le moment je ne me repose pas du tout (rires).

10) Peur du vide, mais peut être aussi peur de te faire oublier du public ?

Non parce que je ne suis pas vraiment dans une démarche commerciale. Je suis en auto-production, je fais des choses que j’ai envie de faire, car j’ai besoin de les faire. Je n’écris que sur ce que je vis, sur ce que je suis, et ça me permet d’avancer de faire ces chansons là. Avec le premier titre que j’ai sorti, on voit tout de suite que ce n’est pas un format pour les grosses radios, je suis juste dans une démarche de partage de choses que j’ai envie de dire, qui me font du bien, et après on verra où cela me mène. J’aimerais bien que cela aboutisse sur un album l’année prochaine, faire mon bout de chemin tranquillement.

Peur de me faire oublier du public non, car j’ai d’autres projets qui arrivent, comme un spectacle fin 2013 début 2014, là c’est une parenthèse, une envie personnelle de dire des choses, faire le deuil de deux ou trois choses. Cet EP va se nommer « 27 », et comportera 4 titres et 1 titre en acoustique, et c’est vraiment pour moi une thérapie


je pense que j’ai enfin réussi à assumer qui j’étais à 27 ans

Crédit Photo: Bertrand Vacarisas
Crédit Photo: Bertrand Vacarisas
11) Je suppose que le chiffre fait référence à ton âge ?

Oui c’est bien ça j’ai u 27 ans cette année, et ce fut une année très surprenante, où j’avais l’impression de savoir vraiment où j’allais, et où finalement je me suis mise à remettre en question plein de choses. C’est très personnel, ce qui s’est passé, mais j’ai très envie de tout faire sortir et surtout le besoin de le faire. Aujourd’hui j’ai vraiment l’impression d’être qui je suis, même si j’ai toujours su qui j’étais, je pense que j’ai enfin réussi à assumer qui j’étais à 27 ans.

12) Je suis vraiment étonné, car tu as participé à des spectacles qui ont tous eu du succès, et aujourd’hui tu es en auto-production. N’as-tu pas eu de propositions par des Maisons de disques ?

J’ai eu des sollicitation qui ne me plaisait pas plus que ça. J’ai eu la possibilité, de sortir des choses, dans des registres dans lesquels on m’attendait, car c’est l’image que j’ai véhiculé au travers des spectacles, on m’a donc logiquement proposé de faire de la pop en mini-short, de chanter des paroles croustillantes, mais cela ne m’intéressait pas. Chanter le titre « 1,2,3 » dans le cadre du spectacle Dracula, donc pour un rôle, c’est quelque chose qui est chouette à faire. C’est bien Anaïs qui chante, mais c’est Lucie qui dit ces mots. Après personnellement pour ma carrière, je n’avais pas envie que l’on m’impose certaines choses, comme un compositeur, un auteur, une façon de m’habiller de danser, de me tenir. Je ne trouvais pas la démarche intéressante, mais je ne jette pas la pierre à celles qui le font, car on a tous des besoins et des démarches différentes.

Entrer dans cette démarche aurait été pour moi, jouer un rôle alors que je souhaitais avant tout me dévoiler telle que je suis vraiment, et c’est pourquoi j’ai décidé de le faire seule, car grâce à l’auto-production, on a une espèce de liberté, que ce soit avec les personnes avec qui on travaille, ceux qui nous donnent leur avis. Quand on arrive à fédérer des gens en auto-production, c’est des gens qui y croient vraiment, et qui ont envie de travailler sur un projet. Pour moi c’est véritablement un gros « kiff » d’être en auto-production qu’autre chose, et puis l’avantage, c’est qu’avec cet EP qui arrive, je me montre ce que je sais faire, qui je suis et vers quoi je souhaite me diriger, et dès lors, si un label vient, je pourrais continuer de faire ce que j’ai envie de faire car j’aurais réussi à séduire avec mon style


13) Finalement un premier EP comme une carte de visite ?

Tout à fait ! Une fois que l’univers est posé¸ et que les gens savent que la fille fait ça, on ne peut pas revenir en arrière, et on ne va pas lui faire faire autre chose ce serait incohérent. Après qui m’aime me suive, mais pour moi le graal ne sera pas de sortir un album, car mon but, c’est d’accoucher maintenant d’un projet, qui est moi, qui me ressemble, et j’ai besoin que ça existe maintenant. Après si la suite débouche sur un album, une signature avec un label, le mieux serait de pouvoir assurer les premières parties d’un artiste et ainsi présenter mon univers à un nouveau public, car je suis vraiment quelqu’un de scène, Franchement je trouverais ça génial. Après si je ne dois faire que de l’auto-production est ainsi faire que ce que j’aime et bien j’en serais très heureuse. Lorsque j’ai mis mon premier titre en ligne et le clip, j’ai ressenti des choses que je n’avais jamais ressenti avant, un mélange de peur, de joie, d’appréhension, de bonheur, et ça me plait énormément.

14) Lancement de ta carrière solo avec la superbe chanson « Toi », peux tu nous expliquer ce titre ?

C’est une chanson très simple, c’est une petite valse, avec un texte simple et honnête, sur une personne que j’ai énormément aimé, qui a su se reconnaitre sans problème, car c’était clairement adressé. C’était avant tout un deuil d’une chose qu’il fallait que je laisse derrière. Cette chanson, avant qu’elle soit en ligne, je l’ai chanté, à plusieurs personnes, dont à des fans, et ce titre leur parlait beaucoup, c’est une histoire qui peut se conjuguer à toutes les histoires. Ce titre m’a permis de me sentir mieux, et semble faire de même sur ceux qui l’écoute. Quand j’étais plus petite, seule la musique pouvait calmer mes peines, et si aujourd’hui je peux faire de même c’est tant mieux. La musique c’est avant tout du partage et sans ça, ça n’a pas trop t’intérêt.

15) Tu dis que ce titre est simple, et pourtant il est si fort, si poignant, où chaque mot est bien pesé. Est-ce un besoin pour toi de coucher toutes tes peines ?

Tout à fait. J’ai vraiment besoin de ça, et de manière générale, je ne suis touchée que par les artistes qui chantent des textes poignants et qui couchent sur le papier leurs maux. Les mots et moi, c’est une véritable histoire d’amour, et effectivement, chaque mot est bien pesé.

Avec cet EP Il faut s’attendre à rien et juste se laisser surprendre

Rencontre avec Anaïs Delva
16) La musique est donc une véritable thérapie chez toi ?

Absolument. J’ai des souvenirs de lorsque j’étais plus jeune, où seule la musique pouvait me faire oublier que ça n’allait pas, ou me permettre de trouver les réponses à mes questions au travers des titres. C’est vraiment thérapeutique en tout point, car l’écriture est une thérapie en soit mais le chant l’est également, car apprendre la technique vocale, apprendre à chanter, c’est apprendre aussi à se connaitre, c’est se connecter à ses émotions, c’est apprendre à connaitre son corps, donc tout dans la musique est thérapeutique. Rien n’est fait au hasard…

17) Le premier titre est sorti, c’est parti maintenant pour l’EP. Quand aura-t-on le plaisir de l’entendre ?

Je vise le mois d’Octobre, je vais l’enregistre en Juillet. Comme je suis en autoprod, je peux me permettre de prendre le temps, sur les mixes et la réalisation, et comme je suis un peu chiante je l’avoue, et que je suis très directive et que j’aime faire des changements ici ou là, je préfère me laisser du temps, pour qu’en septembre on fasse les masters et faire sortir l’EP en Octobre, mais d’ici là, un second titre arrivera sur la toile durant l’été, et dans pas si longtemps que ça…

18) A quoi doit on s’attendre avec cet EP?

C’est un EP très intime, donc on ne doit pas s’attendre à grand-chose, sauf à découvrir quelqu’un. Ca va parler de ce qui me tient à cœur, de ma vie, d’amour, de moments présents, de ne pas laisser filer le temps. Il faut s’attendre à rien et juste se laisser surprendre.

19) Maintenant tu te lances en solo, c’est terminé pour toi les comédies musicales ?

Pas du tout. De la même manière que la comédie. La comédie musicale, c’est vers quoi je vais m’orienter plus que jamais. En France on a du mal à se dire, qu’une personne qui fait des comédies musicales, peut aussi être auteur, compositeur, ou tout simplement comédien, et connaissant ce milieu, je suis persuadée qu’il y a de sublimes comédiens, de sublimes compositeurs, et aimant tout faire, et que la comédie musicale fait partie de moi, je ne veux lâcher aucune discipline, j’ai juste l’intention de continuer mon chemin, je prends énormément de plaisir à jouer des rôles sur scène, j’ai envie de découvrir aussi le plaisir de chanter sur scène ses propres titres.

Ce n’est pas parce que je vais sortir mon EP que je dis au revoir aux Comédies Musicales, et dans le sens contraire également.


20) Justement comme tu le dis, la comédie musicale allie la chance et la comédie, j’aimerais savoir si tu as déjà eu des propositions que ce soit pour jouer à la télévision, au cinéma, ou même au théâtre ?

Pour le moment je suis sur l’EP, donc je n’ai pas cherché, à faire d’autres choses. Comme je te l’ai dit, j’ai besoin d’accoucher de ce projet, et par la suite, on verra ce que l’avenir me réserve. Dans ce métier, on nous fait des propositions, mais ce n’est pas que ça, il y a aussi beaucoup de travail. Pour avoir des propositions, faut passer des castings, aller au charbon, et c’est bien plus compliqué que ça ne peut le laisser paraitre.

laissons la vie faire

Crédit Photo: Bertrand Vacarisas
Crédit Photo: Bertrand Vacarisas
21) Si 2013 tu consacre l’année à ton EP, que nous réserves tu pour 2014 ?

Alors pour 2014, j’ai une comédie musicale que je jouerais à Paris, et après si un album peut voir le jour, ce serait plutôt pas mal. Un des thèmes qui reviendra dans l’EP, c’est de vivre au jour le jour, et c’est un peu ainsi que je fonctionne, et je laisse la vie m’apporter les choses, même si je sais qu’il faut aller au charbon, j’ai aussi envie de laisser la vie me surprendre, je verrais en temps voulu où tout cela me mène car 2014 c’est encore très loin. En 2014, Salut Les Copains reprend en tournée de théâtre, je suis titulaire du rôle d’Annie, donc peut être que je reprendrais la route pour Salut Les Copains. Pour le moment je ne sais pas trop ce que me réserve 2014 alors laissons la vie faire.

22) 2013 tout pour l’EP, un projet dans lequel je te sens investie à fond…

C’est tellement plaisant à faire. Je ne pensais pas que j’allais m’éclater autant. Quand on fait les projets des autres, ce n’est pas qu’on s’oublie, mais un peu quand même, et là je découvre complètement le plaisir que c’est de penser à soi et de faire ce qu’on veut faire profondément. Là je suis vraiment là dedans et j’ai vraiment du mal à penser au reste. Là je profite à fond de cette phase de création que je trouve passionnante, j’ai du travail avec mon co-compositeur Florian, avec qui c’est juste un bonheur de travailler. Je suis tellement à fond dans ce projet, que c’est difficile de penser au reste.

23) Justement avec cet EP, tu annonces clairement que tu vas montrer qui tu es, mais n’as-tu pas peur que par la suite, cela te joue des tours pour obtenir des rôles dans des comédies musicales ?

Non. J’ai toujours eu beaucoup de chance au niveau des comédies musicales, car à chaque fois qu’on me prend pour un rôle c’est toujours pour des choses totalement différentes. Pour le coup c’est vraiment de la chance, car souvent les gens sont toujours pris pour faire les mêmes rôles, et ça n’a pas été le cas pour moi, car j’ai autant joué la princesse que la bourgeoise libertine, que la petite rockeuse dure et triste, que la princesse hystérique, donc me dévoiler moi, ce n’est que révéler une nouvelle facette de ma personnalité, et cela va peut être permettre à certains metteurs en scène de se rendre compte que je peux jouer encore d’autres choses. Ca ne me fait pas peur bien au contraire.

24) QUESTION BONUS : Quel est la question que l’on ne t’a jamais posé en interview, et à laquelle tu aurais aimé répondre

Avec quel artiste mort ou vivant j‘aurai aimé chanter en duo ? Et s’il y a une personne avec qui j’aurai aimé chanté, c’est Jacques Brel, mais je pourrais également dire Barbara car ce sont de vrais interprètes. En chanteur vivant, il y a un mec que j’aime énormément, c’est Saez, qui écrit des chansons magnifiques, c’est une personne incroyable au niveau de l’interprétation, et j’ai jamais vu une telle rage au ventre chez un artiste, et si je dois choisir sur le plan international, je choisirais Asaf Avidan, qui est lui aussi exceptionnel.

25) Qu’est ce que je peux te souhaiter pour la suite de ta carrière ?

D’être tout simplement bien là où je suis, d’être heureuse de ce que je fais, à l’instant où je le fais, car finalement il n’y a que ça qui compte.

26) Petite tradition sur ActuaMusic.fr, c’est l’invité qui doit conclure l’interview en s’adressant directement aux lecteurs, à ses fans pour délivrer le message qu’il souhaite

J’espère que ce que vous découvrez de moi vous donne envie d’en découvrir encore plus. J’espère que l’EP vous plaira, autant que moi j’ai le plaisir à vous le faire découvrir. Je remercie tous les gens qui sont au rendez vous, et qui sont là pour moi, car c’est quelque chose de très précieux.

Je vous fais à tous de gros bisous, et je vous souhaite beaucoup de bonheur…


Merci à Anaïs Delva d'avoir joué le jeu, et de nous avoir accordé ce long entretien, qui nous a permis de mieux découvrir, une grande artiste.

Pour le plaisir voici "Toi" son premier clip solo



Francois Bertin
Rédacteur en Chef qui cherche toujours à vous permettre d'avoir le meilleur de l'information... En savoir plus sur cet auteur

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