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Rencontre avec Nuno Roque

18 Août 2014 - 09:50

Après avoir participé à plusieurs spectacles français (dont la comédie musicale « Pan » d'Irina Brook au Théâtre de Paris), l'ancien enfant star de la variété portugaise a décidé de s'installer à Paris et prépare actuellement un album pop-électro, une exposition d'art contemporain et un one man show d'hommage à la chanson française, un genre qui lui est totalement étranger. Rencontre avec un artiste touche à tout, un personnage comme on en voit plus depuis longtemps : décalé, audacieux, fascinant, et... polyglotte. Rencontre avec un Artiste pas comme les autres


Qui est vraiment Nuno Roque ? J'avais encore en mémoire sa performance étonnante dans la pièce PAN d'Irina Brook au Théâtre de Paris, acclamée par la critique, et que les Molières, boycottés cette année là, auraient pu récompenser. Auteur, compositeur, comédien, chanteur, acrobate, mime… rien n'échappe à l'artiste portugais. Aujourd'hui je le rencontre au Hall de la Chanson, le Centre National du Patrimoine de la Chanson, des Variétés et des Musiques actuelles dans le Parc de La Villette, qui l’accueille pour quelques jours de répétitions. Mais être dans sa présence, c'est toute une expérience, et bien qu’il s’apprête à faire ses premiers pas en France, on a déjà l'impression de parler à une grande star de la chanson.



1. Quand avez-vous décidé de devenir un artiste pluridisciplinaire ?

Je ne l’ai jamais décidé. Car je n’ai pas vraiment le choix, c’est qui je suis. Je suis le metteur en scène de mes idées. Mes idées n’arrivent pas formatées dans une forme ou une autre. Quand une idée me plait, elle peut se concrétiser en différentes formes : chanson, texte, costume, chorégraphie, vidéo, etc. En plus, j’adore travailler et apprendre de choses nouvelles. Je viens par exemple d’apprendre à construire des décors. J’ai une curiosité incessante sur la façon dont les choses se font.


2. Pourquoi votre équipe créative s’appelle-t-elle "La Mafia Dell’Arte" ?

J’ai beaucoup voyagé ces dernières années, et je me suis fait des amis qui, par leur talent, m’aident à mener mes projets à la réalité. Ils me tiennent aussi informés. Vous voyez, je pourrais vous dire maintenant ce qui se passe à la télévision brésilienne ou au théâtre finlandais. La Mafia est partout et ne cesse de grandir. J’ai des ambitions pour mon équipe, même si on est juste en train de commencer. Le nom est aussi un hommage à la commedia dell’arte, dont je m’inspire souvent.


3. Vous êtes extrêmement drôle ! Parfois à l’outrance.

Je ne sens pas que j’ai l’obligation de faire rire le public, car je ne suis pas un humoriste. Mais le ridicule est l’une des mes plus grandes inspirations. J’adore rire. Surtout de moi-même. Parfois je passe des heures à le faire.


4. Vous étiez une pop-star dans votre enfance…

J’avais trois ans quand je me suis retrouvé à chanter devant trois mille personnes dans le Zenith de ma ville. Puis tout a commencé : les tournées, les voyages et les prix. Mais mon premier album est sorti beaucoup plus tard, quand j’avais six ou sept ans. À douze ans, j’ai arrêté de chanter, et deux ans plus tard, j’ai été admis à l’école de théâtre. J’apprends très vite, donc on m’a laissé sauter le lycée.


5. Puis vous avez disparu.

Je voulais à tout prix être anonyme, mais les pas que je faisais au théâtre me mettaient encore une fois dans la lumière. J’ai quitté le pays et je suis devenu mime. J’ai fait le vœu de silence, mais je ne l’ai pas tenu longtemps (rires). Ma voix a été plus forte que moi, elle avait besoin de parler, de chanter, d’être entendue.


6. Comment décririez-vous votre travail ?

Je ne le décrirais pas.


7. Vous avez voyagé partout dans le monde. Pourquoi s’installer à Paris ?

C’est un mystère. Tous mes amis anglais, scandinaves et sud-américains pensent que, de nos jours, la France est un endroit où beaucoup de gens sont étroits d’esprit. Mais j’aime votre pays. Je pense que la France doit continuer à être le dernier refuge de tous les arts, une maison pour toute sorte de jeunes artistes. Je n’ai jamais eu l’envie particulière de venir à Paris. Je l’ai toujours évité, d’ailleurs. Mais un jour, on m’a invité à rejoindre l’école Internationale de Théâtre Jacques Lecoq, qui est une institution légendaire dans le monde du théâtre international. C’est une école française et pluridisciplinaire. Je suis venu et ça a changé ma vie.


8. C’est quoi une journée dans la vie de Nuno Roque ?

En ce moment, je suis comme les vieux, je n’ai plus de temps.


9. Vous avez une présence très imposante.

Depuis que je suis enfant, je remarque que les gens ont souvent peur de moi. Ils pensent qu’ils ne peuvent pas m’approcher. Il y avait une rumeur au Portugal qui disait que j’étais lunatique. Je suspecte ma mère de l’avoir lancée. Parfois elle dit des choses en rigolant et les gens la croient. Un peu comme moi, d’ailleurs (rires).


10. Depuis que je suis arrivé, vous avez parlé portugais au téléphone, espagnol avec votre collaborateur, anglais avec vos musiciens et français avec moi. Combien de langues parlez-vous ?

Je suis très bavard. Quand une langue m’empêche de passer un message, j’ai immédiatement envie de l’apprendre. Je me mets en ce moment à l’italien.


11. Après avoir vu la vidéo "My Cake" et écouté vos morceaux sur internet, on a envie d’en savoir plus sur votre futur album. Quand est-ce qu’il sortira ?

J’aimerais qu’il sorte en 2015, vingt ans après mon premier album. C’est une date astronomiquement favorable. Mais malheureusement, ça ne dépend pas que de moi. En ce moment, toutes les chansons sont écrites. Je les produis entre la France et la Suisse avec des producteurs très talentueux.


12. Vous êtes également en ce moment en pleines répétitions d’un one man show musical. Que pouvez-vous nous dévoiler à ce sujet ?

C’est tout un autre projet que j'ai créé. Je l’adore et je veux garder encore un peu la surprise. Mais je peux déjà vous dire que ce sera un spectacle d’hommage à la chanson française. Je n’avais encore jamais chanté en français. Et étant totalement étranger, je ne connais ni le répertoire, ni les interprètes des ces chansons que les français connaissent par cœur. Le décalage entre ce que les chansons représentent pour vous et la façon dont je vais les réinterpréter promet d’être drôle et explosif.


13. Pour terminer, avez-vous un message à adresser à nos lecteurs ?

Je pense à Georges Moustaki qui disait : « Nous avons toute la vie pour nous amuser ».

Merci à Nuno Roque de nous avoir offert de son temps, et d'avoir jouer au jeu de l'interview. Retrouvez toute l'actualité de Nuno sur son site internet officiel, mais aussi sur sa page facebook et son compte Twitter


Interview réalisée par Marie Anne pour ActuaNews.fr


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