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Rencontre avec la formation Belge "Suarez"... (Interview)

1 Novembre 2012 - 09:30

Leur titre "Qu'est-ce que j'aime ça" passe en boucle en radio et pourtant on connait très peu le groupe "Suarez". ActuaMusic est parti à leur rencontre.


Rencontre avec la formation Belge "Suarez"... (Interview)
On les a découvert en France en 2010 avec "On attend". Mais la formation Suarez, parcours les routes de Belgique depuis prêt de 5 ans. Devenus des stars dans leur pays d'origine, le groupe s'est attaqué au marché Français il y a deux ans.

Malgré une qualité de mélodie irréprochable et des chansons qui reste en tête, le groupe peine a trouver sa place auprès du public Français. Le deuxième album "l'indécideur" est sortie en France il y a quelques mois, "Qu'est-ce que j'aime ça' est plébiscité par les médias, le groupe doit désormais se montrer pour que le public fasse le lien entre leur chanson et leur formation.


"Suarez est un mix un peu improbable"

Rencontre avec la formation Belge "Suarez"... (Interview)
Malgré le tube « on attend » et maintenant « qu’est ce que j’aime ça » on vous connait très peu en France, qui êtes-vous ?

Suarez est un groupe Belge avec des membres d’origine Malgache, et moi le chanteur je suis italo-espagnol. C’est un mix un peu improbable de gens qui se sont retrouvés au même endroit à un moment de leur vie, c'est-à-dire en Belgique. On s’est croisé dans un studio d’enregistrement et on a décidé de former un groupe de chansons Françaises… Un peu atypique comme parcours.

Comment vous-êtes vous rencontré ?

On s’est rencontré il y a une dizaine d’années dans un studio d’enregistrement dans lequel on travaillait chacun de sur nos projets. On se voyait régulièrement, alors on est devenu ami, et il y a 5 ans on a décidé de faire un projet ensemble de chansons françaises.

Vous êtes plutôt discret et peu médiatique et pourtant vous avez le souci de la mélodie inoubliable ? Pourquoi vous imposer ça à chaque fois ?

On se l’impose parce qu’on aime ça. On est des mélodistes avant tout et on aime les belle mélodies qui restent dans la tête des gens. Je ne pourrais jamais faire une chanson où il n’y a pas une vraie mélodie, c’est un peu indispensable. Pour moi c’est le point de départ d’une chanson. Une chanson ça se chante et chanter quelque chose qui est très monocorde et pas mélodieux, ce n’est pas possible j’ai besoin que ça me fasse vibrer

On a l’impression que vous avez pris un peu plus confiance sur les textes, que vous vous êtes un peu plus attardé ?

J’ai pris conscience qu’il fallait avoir quelque chose de plus abouti et en toute humilité je ne suis pas un très bon parolier. Sur le premier album j’avais tenté de tout écrire, j’ai trouvé mes limites. Donc je me suis dit que ce serait peut-être intéressant de collaborer sur les textes et de travailler avec des gens qui sont super compétents là-dedans, pour avoir un produit final plus abouti. Je voulais vraiment fournir un album que je pourrais défendre et assumer. Même si je n’ai pas écrit j’ai donné des intentions, des refrains… On a vraiment tous travaillé ensemble, pour en faire une belle poésie. On a passé beaucoup de temps sur les textes autant que sur les musiques.

"Ces voyages permettent de comprendre qui on est "

Rencontre avec la formation Belge "Suarez"... (Interview)
Vous êtes de cultures différentes, est ce que ça influence le processus de création ?

Mes collègues ont vraiment évolués dans la musique du monde et ça, ça influence notre musique dans le sens où ils mettent une touche Africaine dans cette chanson Française et moi je suis plutôt Pop, pop Anglaise, j’aime quand ça coule que ça ne dérange pas, et eux mettent le soleil et ses petites aspérités. Et tout ça donne la couleur Suarez.

Justement qu’est-ce qui a changé depuis que tu as osé t’aventurer en dehors de l’Europe et pour partir aller sur les traces de tes amis ?

Ca a permis de prendre conscience de qui on est. Ces voyages permettent vraiment de comprendre qui on est. Et quand je suis parti à Madagascar, j’ai vraiment compris qu’il y a avait une grande richesse culturelle au sein du groupe et qui était étouffée sur le premier album, en tout cas on ne la ressentait pas vraiment. Et avec les tournées, les voyages, je me suis dit qu’il fallait qu’on s’exprime plus et qu’on arrête de se cacher et de mettre en avant ces rythmiques africaines et de les balancer. Après on en peu pas mettre que ça. Mais c’était important pour moi d’assaisonner notre musique de toutes ces choses qui sont au fond de nous. Ce qui a rendu cet album d’autant plus authentique pour le défendre encore mieux.

D’ailleurs ce sont des images de Madagascar qu’il y a dans le clip de qu’est ce que j’aime ça »

Le titre a été clipé deux fois, et on est jamais arrivé à un résultat qui nous plaisait vraiment et nous correspondait. Et on avait plein d’images de notre périple parce qu’on a tout filmé là-bas. On était parti en mode découverte et tout ce qui bougeait, on le filmait, on avait des images magnifique. Et j’ai trouvé que ça collait bien à la chanson car elle parle de tout et de rien, elle parle de ce qui se passe quand il y a plus de limite, qu’on casse toutes les barrières. Et les images correspondent bien à ça, « qu’est-ce-que j’aime ça ».

Vous avez de nouveau fait une reprise dans cet album, c’est une sorte de porte-bonheur ?

La reprise c’est toujours l’exercice un peu fun que l’ont fait à la fin d’écriture de l’album. J’aime toujours faire une reprise, pour la traduire dans notre propre langage, nous l’approprier, je ne veux pas que ce soit un simple copier-coller de l’original. Et là, on a pris « porque te vas » parce que c’est une chanson qui m’a bercé, donc on a changé un peu les arrangements et je l’ai reprise comme moi je la ressentais.

"C'est compliqué de se développer artistiquement en France"

Rencontre avec la formation Belge "Suarez"... (Interview)
Votre deuxième album « l’indécideur » trouve un peu plus sa place en France que le précédent, mais votre succès reste moindre par rapport à la Belgique, pourquoi d’après-vous ?

En Belgique on y habite, on y vit c’est un petit pays, mais surtout on y joue énormément et la base du succès de Suarez c’est aussi sur scène, il se passe vraiment quelque chose sur scène, ce sont des moments super conviviaux, d’euphorie et de partage. En France tout est plus compliqué le pays est plus grand. On ne peut pas partir sept jours sur sept sur les routes pour partager des choses avec les gens, pour l’instant on n’a pas encore assez de demandes qui pourraient nous permettre de faire plusieurs dates dans le même coin.

En Belgique on a pu traverser le pays parce ça prend une heure, donc effectivement on est partie à la rencontre du public, on a partagé des moments avec eux, ils sont venu à notre rencontre et c’est à ça qu’est lié notre succès. Aujourd’hui je pense que tout le monde nous a vus au moins une fois. Mais en France on ne peut pas faire ça, c’est trop grand ça nous couterait plus chère que ce que le concert nous rapporterait.


Pourtant vous passez en boucle sur plusieurs radio c’est étonnant qu’il n’y ai pas de demande…

Je pense que le public Français n’a pas encore fait le lien entre la chanson « qu’est ce que j’aime ça » et le groupe. Et le problème c’est que tant qu’il n’y aura pas ce lien là on pourra faire tout ce qu’on veut ça ne marchera pas.

Il est très compliqué de se développer en tant qu’artiste en France car c’est trop grand et il y a trop de concurrence donc pour se faire sa place et toucher les gens il faut passer par les gros médias et s’est super compliqué. Après je ne désespère pas, on va y arriver mais ça prend du temps.


Pourquoi avoir attendu plus d’1 an ½ pour sortir l’album en France ?

On n’a pas attendu, il était prêt, mais avant de le sortir on a voulu tester le single en radios et ces dernières ont mis du temps avant de le diffuser, donc c’est pour ça que l’on en est que là aujourd’hui.

Mais justement il faut partir à la rencontre de votre public…

On ne peut pas prendre ce risque et mettre notre carrière en Belgique en stand-by. C’est trop incertain. Et je n’ai pas envie de me casser la figure, on a été échaudé pour le premier album, et le delta est trop grand. En Belgique on fait des salles de 2000 personnes alors qu’ici on est à, à peine 150. Là, depuis le mois de mars je ne sais pas où on en est avec l’album, le décalage est vraiment énorme.

Vous êtes déjà en train de préparer le 3ème album, pourquoi ne pas prendre plus de temps pour conquérir le public Français ou Canadien ?

On fait tout en même temps mais on ne peut pas tout miser là-dessus, et si ça ne se développe pas en France… on ne peut pas se permettre de mettre notre carrière en stand-by en Belgique c’est trop incertain.

Marc, pourquoi avoir accepté d’intégrer le fauteuil de « The Voice » ?

C’est par pure soucie de développement personnel, en Belgique on a rien à gagner avec ça au contraire on a tout à perdre, c’est le truc un peu casse-gueule mais je pense que moi en terme de carrière j’aurais beaucoup à apprendre, je suis très curieux. Je pense que je peux apporter énormément aux candidats ça c’est une évidence. Et j’ai envie de connaitre la télé et de savoir comment ça se passe, j’ai envie de pouvoir moi, gérer mon image en télé et tout ça ça va me permettre de l’apprendre.

En plus en Belgique nous sommes arrivé au top, je ne pense pas qu’on puisse aller plus haut, donc c’était le moment de montrer une autre image de nous, et de prouver aux gens que nous ne sommes pas que des musiciens qui font la fête sur scène, mais aussi des gens qui réfléchissons à la musique.


Pour le plaisir voici pour vous le clip du titre "Qu est ce que j'aime ça"



Retrouvez l'actualité de Suarez en retrouvant le groupe sur leur Page Facebook et sur leur compte Twitter

Jennyfer Bedjai
Jeune journaliste, j'essaie au mieux d'écrire sur ce que j'aime, c'est à dire "La Musique". J'adore... En savoir plus sur cet auteur

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