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Sophie Maurin, perle rare de la chanson française

13 Juin 2013 - 09:40

Rencontre exclusive avec la jeune artiste Sophie Maurin qui nous présente son premier album éponyme sorti le 27 mai dernier sous le label Jo&Co : un bijou à ne pas manquer !


Sophie Maurin, perle rare de la chanson française
Originaire du Var dans le sud de la France, Sophie Maurin, est avant tout une pianiste hors-pair, mais aussi une chanteuse à la voix particulière, au timbre à la fois rieur et écorché. Elle est aussi architecte de formation mais désormais c’est à son premier amour, la musique, qu’elle a décidé de se consacrer. Après un premier EP autoproduit : « 7 », elle multiplie les concerts dans les salles parisiennes pour finalement se retrouver dans la sélection des Talents Europe 1 2012 et signer son premier contrat avec un label quelques mois plus tard. Le fruit de toutes ces années de travail approfondi et passionné le voici : un premier album à la fois doux, vif, immédiat, complexe, original et ludique. Un univers étonnant qui apporte un nouveau souffle à la chanson française et ne passera sans doute pas inaperçu.

Rencontre avec une artiste simple et touchante, au verbe pétillant et au regard rêveur.

Quand tu as commencé à travailler sur ce premier album, quels étaient tes souhaits les plus chers? Y’a-t-il des choses que tu voulais à tout prix éviter ?

Sophie : C’est dur parce que comme c’est un premier album, j’ai envie de dire que j’y travaille depuis toujours. C’est l’album de l’enfance, l’album de l’adolescence… A court terme, quand j’ai commencé à faire de la musique, que j’ai fait mon EP autoproduit et que ça s’est professionnalisé, une des choses qui me tenait à cœur sur cet album c’est l’aspect acoustique. Beaucoup d’arrangements ont été trouvés pendant les répétitions et même sur scène. Parfois il y a des surprises, ou même des accidents qui produisent des choses qu’on a finalement maintenues, et ça j’y tenais. En plus ça tombe bien parce qu’aujourd’hui il y a un regain des années 80, des trucs électro… Je trouvais ça cool d’essayer de se différencier par ça, on a donc donné une grande importance aux arrangements, aux timbres des instruments…et de beaucoup d’instruments, puisqu’on est presqu’une dizaine de musiciens sur l’album ! Après je n’ai pas cherché à éviter quelque chose au contraire, je ne me suis pas fixé un style, il y a des choses qui sont beaucoup plus populaires, d’autres beaucoup plus indés… Il ya des chansons comme « Nénuphar » qui sont extrêmement épurées, quasiment du piano-voix, et d’autres qui sont beaucoup plus poussées avec des arrangements beaucoup plus riches. Je ne me suis vraiment pas cantonnée à un style avec cet album.

Qui sont ceux et celles qui ont influencé ta manière d’écrire et de composer ?

Sophie : Ah c’est difficile… Ma manière de composer je crois que c’est l’apprentissage du classique indéniablement. Après je fais de la chanson française mais c’est quasiment quelque chose que je n’ai jamais écouté et que j’ai découvert assez tardivement, à partir du moment où moi j’ai commencé à écrire, à composer et à chanter en français. Je m’y suis intéressée parce que je voulais voir ce que les autres faisaient à ce niveau-là, mais à la maison quand j’étais petite j’écoutais que de la pop anglo-saxonne : Queen, les Beach Boys, des groupes comme Prentenders, ce genre-là entre les années 60 et 80. Mon père surtout était un grand fan des Beatles ! Et pour l’écriture je pense avoir été plus influencée par des gens dans la littérature ou la poésie comme Boris Vian et Jacques Prévert dont je reprends un poème que j’ai mis en musique pour l’album. C’est une écriture un peu surréaliste… J’aime aussi beaucoup George Orwell, ces gens qui arrivent à mêler de grosses fictions avec quelque chose de bien ancré dans le réel, c’est quelque chose qui me plait dans l’écriture.

Justement, as-tu une œuvre fétiche ?

Sophie : Ça m’embête un peu de le dire aujourd’hui parce qu’il y a eu une énorme actualité autour de ça mais L’Ecume des jours pour moi c’est un livre phare, je l’ai lu plusieurs fois et il a son empreinte sur l’album. D’ailleurs il y a une chanson qui a été écrite par Tristan Leroy qui connaissait mon amour pour ce livre et qui s’appelle « Nénuphar », c’est un gros clin d’œil. J’ai moi aussi écrit une chanson qui s’appelle « Ma Maison Désaccordée » qui fait référence au pianocktail, une invention de Boris Vian que l’on retrouve dans L’Ecume des jours.

Tu es auteure-compositrice pourtant certains textes de l’album ne sont pas de toi, qu’est-ce qui t’as touchée dans ces textes étrangers ?

Sophie : Déjà d’une part je suis beaucoup moins prolifique en termes de textes qu’en termes de musique. J’ai toujours des tonnes de musiques orphelines qui attendent un texte désespérément parce que pour moi c’est assez laborieux d’écrire, ça me prend du temps, c’est compliqué, alors que la musique je me pose sur le piano, mes doigts font ce qu’ils veulent et les choses sortent comme ça, je laisse libre cours à ma créativité, c’est très spontané. Les paroles c’est quelque chose que je dois intellectualiser et ça me prend beaucoup de temps du coup j’ai eu la chance de travailler avec des auteurs : Tristan Leroy dont on parlait tout à l’heure, Roman Cassian et Coralie Leplatois. C’est une richesse supplémentaire sur l’album et en général je ne prends pas automatiquement tous les textes qui me sont proposés, c’est plus un texte pour lequel je vais avoir un coup de foudre et en général si je peux, je vais le mettre en musique dans l’heure qui suit.

Sophie Maurin, perle rare de la chanson française
Tu attaches aussi beaucoup d’importance à l’image comme on peut le voir dans le clip de « Far Away » mais aussi avec les collages réalisées par l’artiste Caro-Ma pour le livret de ton album, comment conçois-tu ce rapport entre son et image?

Sophie : En général les sens travaillent ensemble, quand tu entends quelque chose tu vas imaginer, voir quelque chose et aujourd’hui encore plus qu’avant quand tu proposes des chansons il faut qu’il y ait un environnement autour qui soit cohérent. J’avais toujours eu envie d’illustrer chaque chanson de l’album, c’est quelque chose que j’avais voulu faire avec des photos sur mon EP autoproduit, et je n’avais eu ni le temps ni les moyens de le faire à ce moment-là. Quand j’ai signé mon contrat avec mon label je leur ai parlé de cette idée et ils m’ont donné leur accord, j’ai donc tout de suite contacté une amie avec laquelle j’ai fait mes études qui s’appelle Caro-Ma, qui est architecte de formation comme moi mais qui fait aussi du collage et des arts plastiques. Son univers collait vraiment bien avec mes chansons, et elle a joué le jeu de créer une petite œuvre d’art pour chacune.
Pour le clip, c’est comme une sorte de performance puisque c’est du vidéo-mapping et ça n’avait jamais été fait en clip avant, en tout cas on n’en avait jamais vus réalisés de cette manière. C’est une chanson qui est un peu une ode à l’imagination, du coup on voulait essayer de traduire ça dans un clip : on part d’une chambre très neutre, très vide, et par le biais de la pensée, de l’imagination on « projette » sur les murs de la chambre et sur des volumes… ben des tas d’idées !

Vous êtes trois sur scène avec toi au piano, Pablo Pico aux percussions et Sébastien Grandgambe au violoncelle. Les arrangements de l’album sont si riches, comment faîtes-vous pour retranscrire cette ambiance sur scène ?

Sophie : C’est sur qu’il y a eu des adaptations parce qu’il y a tellement d’instruments sur l’album que c’était impossible de retrouver cette richesse-là. Sur certains titres les parties piano, batterie et violoncelle sont restées telles qu’elles étaient sur l’album puisqu’elles se suffisaient, c’était un peu le squelette des chansons, mais pour certains titres ça fonctionnait beaucoup moins donc on a dû partir dans des directions très différentes, c’est le cas sur « Les Petits Compromis », ou « Je suis Des Autres ». C’est vraiment au cas par cas en fait.

Quels sont donc tes projets pour la suite, tu pars en tournée ?

Sophie : La tournée va vraiment commencer à l’automne, avec de très belles dates… Sinon là il y a un concert aux Trois Baudets à Paris le 24 juin et évidemment Les Francofolies de La Rochelle les 13 et 15 juillet. Une autre date qui me fait très plaisir c’est le 10 juillet à Ramatuelle où je retourne « à la maison » au Théâtre de Verdure… C’est l’endroit où j’ai fait mes premiers concerts de piano et tous mes spectacles de danse jusqu’à mes 18 ans, je suis très heureuse de jouer là-bas juste avant les Francofolies ! Et après oui…on prépare la tournée d’automne !

Sophie Maurin, perle rare de la chanson française
Pourrais-tu me citer parmi les chansons de ton album :

Une chanson pour danser ?
Sophie : « Danse »

Une chanson pour se réveiller ?
Sophie : Hum…On se réveille en douceur ou pas ? « Nénuphar » !

Une chanson pour s’endormir ?
Sophie : « Le Poisson d’Or »

Une chanson pour s’aimer ?
Sophie : Alors il n’y a pas de vraie chanson d’amour au sens déclaration dans cet album, c’est vrai que j’ai un peu du mal avec les chansons d’amour au premier degré…

Si toi tu devais retenir une chanson d’amour dans le répertoire mondiale ce serait laquelle ?
Sophie : Une chanson que j’aime beaucoup c’est « Jealous Guy » de John Lennon.

Pas de chanson d’amour dans ton album alors ?
Sophie : Ah si ! Il y a « La Fantôme » qui est une super déclaration, mais très triste…

Une chanson pour courir ?
Sophie : « Cortège »

Une chanson pour rêver ?
Sophie : « Far Away »

Une chanson pour se souvenir ?
Sophie : « Ma Maison Désaccordée »

Une chanson coup de cœur ?
Sophie : « Ciseaux »

Merci Sophie, pour terminer cette interview je te propose un petit questionnaire de Proust :

Le principal trait de ton caractère ?
Sophie : Passionnée

Ce que tu apprécies le plus chez tes amis ?
Sophie : Il y a deux choses obligatoires : la gentillesse et l’humour

Ton principal défaut ?
Sophie : Distraite

Ton rêve de bonheur ?
Sophie : Etre entourée des gens que j’aime.

Tes héros de fiction préféré ?
Sophie : Indiana Jones ! (Rires) C’est ridicule mais même encore aujourd’hui ça me fait quelque chose…

Tes héros dans la vie réelle ?
Sophie : Mon grand-père

Ta couleur préférée ?
Sophie : Bleu Klein

Ton peintre préféré ?
Sophie : Y’en a un que j’aime beaucoup, par rapport à ce qu’il a peint et ce que je faisais quand j’étais petite c’est Paul Signac.

Le don de la nature que tu aimerais avoir ?
Sophie : Téléportation !

Ton occupation préférée ?
Sophie : Le piano

Pour en savoir plus sur Sophie Maurin, rendez-vous sur sa page facebook et sur son site officiel ! Son premier album est disponible dans les bacs ainsi qu'en téléchargement sur iTunes .

Découvrez ou redécouvrez le premier clip de Sophie Maurin: "Far Away":


Manon Raineri
Passionnée de musique bien-sûr, mais aussi de littérature, de cinéma, d'histoire et de patrimoine,... En savoir plus sur cet auteur

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