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Un Vincent Delerm enchanteur au Théâtre Déjazet (Paris)

10 Mars 2014 - 08:20

Jusqu'au 29 mars 2014, Vincent Delerm est en résidence au Théâtre Déjazet à Paris afin de présenter sur scène les titres de son dernier album "Les Amants Parallèles". Un spectacle enchanteur.


Ce samedi 8 mars 2014 vers 20h30, la magie a commencé à opérer sur la scène du théâtre Déjazet lorsque les touches d'un piano droit ont commencé à s'animer d'elles-même. "L'avion s'était posé dans la neige. Il avait tourné dix-huit minutes dans le brouillard et s'était posé dans la neige. Il se connaissait à peine." Ainsi commence le dernier album de Vincent Delerm "Les Amants Parallèles", et ainsi débute ce concert-spectacle en piano-voix au Théâtre Déjazet. L'album concept qui raconte l'histoire d'un couple a été entièrement arrangé et composé grâce à cet instrument fétiche de Delerm: le piano. Avec Maxime Le Guil et Clément Ducol, l'arrangeur et compagnon de Camille, l'auteur-compositeur interprète a réalisé un album de 13 chansons originales et très...cinématographiques. D'ailleurs tout au long du concert, les ombres d'images et de mots seront projetées sur l'écran blanc qui sert de décor au spectacle. Sur scène: Vincent et son piano à queue, puis un piano droit "magique", qui joue tout seul.

La première partie du concert est dédiée aux "Amants parallèles". Vincent Delerm choisit d'interpréter toutes les chansons de son dernier opus, dans l'ordre évidemment, puisque c'est ainsi que l'histoire se déroule... Comme à son habitude, le chanteur se permet de rajouter ici et là des enregistrements qui complètent les paroles originelles, racontent des anecdotes, créent d'autres dialogues. Parmi les plus belles chansons de cet album on pourrait citer "Hacienda", sur la paternité, "Grand plongeoir" dont la mise en scène avec les projections est particulièrement réussie en live ou encore "Embrasse-moi", une ritournelle amoureuse sur laquelle chaque couple présent dans la salle se sont regardés, l'air complice.

Car il faut bien l'avouer, le public de Vincent Delerm est exceptionnel, toujours en train de marmonner des paroles pourtant complexes et de taper dans les mains au rythme du piano. Cela se verra surtout lors de la seconde partie du spectacle, quand Vincent commence à entonner ces anciennes chansons, en commençant par la géniale "Vipère du Gabon" présente sur son tout premier album. Entre les titres d'ailleurs, Vincent reste fidèle à son personnage de pince sans rire un poil mélancolique aux anecdotes à la fois absurdes et comiques. Le public rit, puis chante et lui répond: "Ah bon !" à chaque fin de couplet de "La Vipère du Gabon"...
Puis s'enchaîne quelques uns des plus beaux titres de sa carrière parmi lesquels "Quatrième de couverture", "Deauville sans Trintignant", "Le Baiser Modiano" ou encore "Le Monologue Shakespearien" sur lequel le public finit par chanter tout seul les refrains: "On a planté en pleine nuit l’Archevêque de Canterbury, on a posé un lapin au dénouement Shakespearien..." Un vrai moment de communion et de complicité au cours duquel Vincent semble profondément touché.

Puis vient le temps des rappels, il n'y en aura pas moins de trois: une interprétation sautillante de "Fanny Ardant et moi", les fameuses "Filles de 1973" qui n'ont décidément plus 30 ans, une "Natation Synchronisée" reprise en chœur et...deux standing ovations! Finalement ce sont sur les mêmes notes du début et sur les mêmes paroles que se termine le concert. Comme sur le dernier album, "L'Avion" ouvre et clôture une parenthèse musicale enchanteresse et un peu courte, 1h20 seulement. On aurait aimé bien-sûr entendre le morceau culte "Tes Parents" ou encore l'hymne "Sous les Avalanches", on aurait surtout voulu passer encore plus de temps en compagnie de cet artiste de talent.

Finalement avec une mise en scène subtile et réussie signée Aurélien Bory, des chansons que l'on prend toujours autant de plaisir à écouter et des moments de complicité rares entre le public et l'artiste, ce nouveau spectacle de Vincent Delerm nous a transporté et permis de vivre un moment riche et intense que l'on voudrait prolonger encore et encore...
"Il s'était promis de ne plus penser à elle une fois au sol et n'y parviendrait pas. Ni les heures suivantes ni les années suivantes."

Si vous en avez l'occasion, courrez-donc découvrir Vincent Delerm au Théâtre Déjazet à Paris, jusqu'au 29 mars 2014.

© BERNARD LARRIU
© BERNARD LARRIU

Manon Raineri
Passionnée de musique bien-sûr, mais aussi de littérature, de cinéma, d'histoire et de patrimoine,... En savoir plus sur cet auteur

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